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đź’¸ Investissement local et climat, comment s'orienter ?

Quelle stratégie d'investissement pour les collectivités locales pour accélérer l'atténuation et l'adaptation au changement climatique ?
đź’¸ Investissement local et climat, comment s'orienter ?

Entre atténuation et adaptation, rares sont les chantiers où les collectivités ne sont pas à la manœuvre. Décarbonation de l'habitat, adaptation des équipements publics, transport collectif, mobilités douces, gestion du recul du trait de côte, lutte contre les inondations… Les plans ne manquent pas, ils ont même proliféré lors du dernier mandat. Et pourtant, les actions ne sont pas encore à la hauteur, parce que ces démarches ont trop souvent du mal à s'articuler avec les outils financiers des collectivités.

Il est temps que tout cela change, car ce mandat est un mandat pour faire. Et malgré le contexte d'austérité générale, les collectivités restent le premier investisseur public. C'est pourquoi I4CE publie une méthode pour construire des plans pluriannuels d'investissements alignés aux objectifs climatiques. Ça a l'air compliqué comme ça, mais c'est en réalité simple et absolument stratégique.

"Le mandat municipal et intercommunal 2026-2032 revêt une importance historique qui doit consacrer la montée en puissance de l’action publique locale de décarbonation." (synthèse aux décideurs, I4CE)

Atténuation + adaptation

Pour l'attĂ©nuation – la rĂ©duction des Ă©missions carbone – la marche est haute mais le chemin est clair pour les collectivitĂ©s : rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des Ă©quipements publics, Ă©lectrification du parc de vĂ©hicules, accompagnement de l'amĂ©lioration de l'habitat, soutien au dĂ©veloppement des Ă©nergies renouvelables… Elles doivent donc en mĂŞme temps montrer l'exemple, rĂ©glementer dans leurs champs de compĂ©tences propres et animer les Ă©cosystèmes locaux pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©carbonation de nos territoires. Cela reprĂ©sente un doublement du rythme d'investissements des collectivitĂ©s, soit 19 milliards par an pour atteindre la neutralitĂ© carbone en 2050.

Pour l'adaptation au climat qui change, les choses sont moins claires. Tous les territoires ne sont pas dans la mĂŞme situation. Il y a ceux vulnĂ©rables aux inondations, aux sĂ©cheresses, d'autres aux mĂ©ga-feux. Il y a Ă©galement un facteur humain, ou plutĂ´t politique, dĂ©terminant pour Ă©valuer les besoins d'investissement pour l'adaptation : le montant des investissements dĂ©pend du niveau de risque qu'on est prĂŞt Ă  prendre collectivement. C'est une question pas simple Ă  trancher dans notre contexte de forte incertitude climatique, mais un beau sujet de dĂ©bat pour un dĂ©but de mandat municipal, non ?

Politiser un outil technique

L'élaboration du plan pluriannuel d'investissement (le fameux PPI) est une étape clef de ce début de mandat. C'est un moment idéal pour réfléchir aux orientations stratégiques, et donc financières de la collectivité. Le guide d'I4CE est là pour transformer le plan pluriannuel d'investissement, le fameux PPI, en un outil de passage à l'action. Il a l'avantage de permettre une discussion transversale entre toutes les thématiques, et doit permettre de prioriser l'allocation des ressources disponibles. Une parfaite manière de passer des objectifs à l'opérationnel, comme le désirent tant les élus.

Le prisme financier est pour cela indispensable. Mais il n'est pas neutre. Investir dans des infrastructures physiques ne doit pas faire oublier qu'une part de la décarbonation passe par de la réorganisation, des changements de gouvernance, de la montée en compétences. Et investir nous engage sur le temps long. Une fois les infrastructures créées, il faut pouvoir les maintenir. Ces « dépenses de fonctionnement » sont pour le moment des points aveugles pourtant indispensables pour faire durer. Enfin, investir c'est choisir. Et choisir c'est renoncer. Un PPI n'est pas là que pour acter de nouveaux postes de dépense, il est aussi là pour rediriger l'investissement de certains projets devenus obsolètes.

On vous invite à creuser ces questions dans ce podcast avec Vivian Despouès, de l'institut I4CE 👇 et à découvrir la méthode d'I4CE pour un PPI aligné climat.

— Transitions Urbaines (LinkedIn)

#168 Vivian Dépoues · Quelle stratégie d’investissement climat pour les collectivités ?
Transitions Urbaines · Episode

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đź’Ś On aime

De part et d’autre, on salue la Â« confiance Â»Â« l’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral qui triomphe Â»Â« le meilleur architecte du monde Â» qui va les sortir de cette affaire qui a bien trop durĂ©. Six ans plus tĂ´t, en juillet 2019, les mĂŞmes rĂ©jouissances avaient eu lieu, mais avec une autre Ă©quipe : celle du Britannique Richard Rogers (1933-2021) – pritzkerisĂ© lui aussi, en 2007, architecte lui aussi du Centre Pompidou –, qui venait de remporter le concours organisĂ© par la Mairie de Paris et les copropriĂ©taires.
  • Ces gens-lĂ , par Lumir Lapray (livre audio aux Ă©ditions Actes Sud). L'autrice revient s'installer oĂą elle a grandi, dans un village de la plaine de l'Ain, dĂ©partement rural et industriel, et se met Ă  brosser les contours du malaise social qui gronde de plus en plus fort.
"Autour de nous, des lotissements au nom chantant : les Lisses, l'Orée du bois. Ici, tout le monde vit en maison individuelle. Même les plus pauvres habitent des bicoques mal isolées, sombres et humides. Mais tout de même, on est chez soi. Jusqu'à mon entrée au lycée, je ne savais même pas qu'on pouvait vivre en appartement. Il paraît qu'on est 80% en France, à désirer une maison individuelle. Il faut dire que ce rêve a été nourri de politiques publiques : APL accession, prêt à taux zéro renforcé, prêt d'accession social, pass foncier, TVA à 5,5%... Devenir propriétaire, quand on est pas très riche, c'est à dire presque tout le monde ici, c'est quasiment l'unique moyen de se constituer un capital."
"Le désordre peut-il rendre nos villes plus agréables à vivre, plus animées et plus inclusives ? Rues bondées, vendeurs ambulants, architecture hétéroclite, brouhaha incessant, murs couverts de graffitis, parcs envahis par la végétation : s'agit-il là des signes d'une ville mal gérée ou des indicateurs de la vitalité urbaine ?"